SERVICES AUX MEMBRES

À propos

Mission et orientations
Structure
Dossiers prioritaires et revendications
Réalisations

Fondée en 1966, l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) permet aux Québécoises de porter leurs voix au niveau parlementaire.

Elle défend les intérêts des femmes auprès des instances décisionnelles (gouvernements, conseils municipaux, institutions publiques et parapubliques), au moyen de pétitions, de mémoires présentés en commissions parlementaires ou de rencontres avec les décideuses et décideurs politiques.

Notre organisation regroupe des milliers de membres à travers la province et propose également des conférences et activités en lien avec l’actualité.

L’association encourage le débat et aide les femmes à jouer leur rôle de citoyenne. Conférences et rencontres leur permettent d’initier la réflexion sur les droits et responsabilités des femmes, afin de réaliser des actions en vue d’un changement social.

L’Afeas est née de la fusion de deux organismes féminins, les Cercles d’économie domestique (CED) et l’Union catholique des femmes rurales (l’UCFR).

Tournée vers l’avenir, L’Afeas sait que, si la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes a évoluée, elle demeure profondément d’actualité.

Mission et orientations

L’Afeas pratique un féminisme social égalitaire, qui vise l’obtention d’une identité propre, d’un statut égal, d’une liberté de choix et d’une autonomie pour les femmes, en rupture avec les inégalités persistantes dans notre société.

L’Afeas veut que les femmes deviennent des sujets de droit à part entière et que soient modifiés toutes les lois et tous les codes qui entretiennent l’inégalité hommes-femmes.

Le discours de l’Afeas est positif et porteur d’espoir pour que l’égalité entre les femmes et les hommes devienne un véritable projet de société qui fasse des «gagnantes/gagnants».

Dans cette optique, l’Afeas refuse de dénigrer le rôle des hommes ou d’utiliser un ton hargneux, accusateur ou revanchard.

Structure

Le Québec compte 275 Afeas locales regroupées en 11 régions, toutes rattachées au siège social.

Chaque palier, local, régional et provincial, est régit par un conseil d’administration élu. Au conseil d’administration provincial siègent les 11 présidentes des régions, ainsi que les six membres élues du conseil exécutif.

L’Afeas fait par ailleurs partie d’organismes internationaux et est membre institutionnel de la Commission canadienne pour l’UNESCO.

Dossiers prioritaires et revendications

Conciliation travail-famille-études

Il reste encore beaucoup de chemin à faire pour que les femmes en emploi puissent concilier leurs vie professionnelle et familiale. Les mesures de soutien du gouvernement et des employeurs influent à la hausse sur le taux d’activité des femmes, de même que sur la possibilité pour les hommes de prendre en charge leurs responsabilités familiales et leurs études.

Le gouvernement est l’institution chargée de donner les orientations à la société et aux employeurs en matière de conciliation travail-famille-études. Pourtant, il est loin de prêcher par l’exemple, quand on voit qu’il n’y a même pas de garderie à l’Assemblée nationale et que des députées mères de jeunes enfants abandonnent leur carrière d’élue en son sein, faute de pouvoir concilier.

Nous déplorons que l’établissement d’une politique de conciliation famille-emploi-études ait été abandonné en 2006. Nous affirmons qu’il est nécessaire de remettre cette politique à l’ordre du jour et c’est pourquoi l’Afeas compte en faire la promotion sans relâche.

Travail invisible

La reconnaissance du travail invisible, ou non rémunéré, effectué par les femmes comme mères et aidantes constitue le dossier de fond de l’Afeas depuis 40 ans. Cette reconnaissance, à la fois sociale, politique et économique, assurerait l’équité entre les personnes et permettrait de diminuer la pauvreté chez les femmes. Pour rendre visible cette problématique, l’Afeas a créé la Journée du travail invisible qui se tient, chaque année, le 1er mardi d’avril.

L’Afeas n’a jamais réclamé un salaire pour les parents qui restent à la maison pour prendre soin de leurs enfants, dont la majorité est constituée de femmes, car le mot «salaire» implique un lien d’employeur/employé. L’Afeas réclame toutefois des mesures pour contrer les inégalités, dont la prestation parentale universelle au sein du régime d’assurance parentale.

Depuis 2006, le régime québécois d’assurance parentale du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale verse des prestations aux nouveaux parents, mais exclut les mères n’y ayant pas contribué ou celles y ayant contribué de façon insuffisante avant la naissance de leur enfant. Selon l’Afeas, le rôle parental est tout aussi essentiel pour l’enfant dont le parent a participé au régime que pour celui qui n’a pas pu le faire.

Laïcité de l’État

L’Afeas estime que la laïcité et la neutralité religieuse de l’État, de même que l’égalité entre les femmes et les hommes sont des valeurs qui font l’unanimité au Québec.

Nous croyons qu’il est important de baliser les demandes d’accommodements formulées par des minorités culturelles ou religieuses qui pourraient remettre en cause le rôle que les femmes jouent dans notre société.

Les membres de l’Afeas privilégient un message clair: le Québec est un État laïque, de langue française, où les femmes et les hommes sont égaux et bénéficient des mêmes droits et libertés. Il est essentiel que ce message soit transmis et compris par les immigrantes et les immigrants qui souhaitent s’installer ici afin que ceux-ci s’engagent à respecter notre culture, nos lois et règlements.

Lutte contre l’hypersexualisation

L’hypersexualisation ambiante ramène les femmes et les filles à une condition d’objet plutôt que de sujet. Partout dans les médias, dans la publicité, les femmes sont jugées en fonction de leur apparence. L’apparence physique, la séduction et la sexualité sont surévaluées au détriment de valeurs plus fondamentales.
Ce phénomène touche plus particulièrement les jeunes filles, plus vulnérables. Ainsi, de plus en plus, les jeunes adoptent des attitudes et comportements sexuels jugés précoces.

L’hypersexualisation affecte également l’estime de soi, provoque des troubles de l’image corporelle, de même qu’une plus grande vulnérabilité face aux agressions sexuelles et à la violence dans les relations amoureuses.

Une des façons de contrer l’hypersexualisation et la sexualisation précoce des jeunes est le retour des cours d’éducation sexuelle dans les écoles primaires et secondaires. Il est impératif d’en convaincre nos élus et l’Afeas mène une lutte de tous les instants à ce sujet.

Conjoints de fait : révision du code civil

Au début de 2013, un jugement de la Cour suprême confirmait la validité de l’actuel Code civil du Québec refusant aux conjoints de fait des droits semblables à ceux des gens mariés, dont ceux des pensions alimentaires.

Au Québec, la proportion des couples vivant en union de fait frôle les 40% et les deux tiers des enfants naissent de ce type d’union.

Pourtant, même s’il est le champion du nombre d’unions de fait, le Québec est à la traîne quant à sa législation.

Récemment, la Colombie-Britannique décrétait que ses conjoints non mariés avaient la même protection que les couples mariés. Les lois des autres provinces, à plusieurs égards, traitent aussi les conjoints de fait comme les gens mariés. Nous croyons qu’il est temps d’en faire de même au Québec.

Projet approche positive de l’égalité

L’Afeas a travaillé d’arrache-pied au cours des dernières décennies pour que les femmes exercent pleinement leur rôle de citoyennes et expriment leur point de vue sur les questions importantes pour la société québécoise.

Inévitablement, les inégalités entre les femmes et les hommes ont fait partie de toutes les réflexions et actions entreprises.

Aujourd’hui, nous croyons que mettre de l’avant les inégalités ne suffit pas. Il faut aussi montrer en quoi l’exacerbation de l’idée de compétition, de concurrence, du chacun pour soi est l’un des éléments qui nuit à la cohésion sociale et au bien-être de tous les individus, autant aux hommes qu’aux femmes.

L’Afeas veut donc non seulement se préoccuper de l’égalité entre les individus, mais aussi de la cohésion d’ensemble de la société, du respect de l’intérêt général.

Ainsi, entre le 1er avril 2013 et le 31 mars 2014, 75 ateliers d’information, d’échange et de mobilisation se sont tenus à travers le Québec en collaboration avec le Regroupement pour la valorisation de la paternité, le Secrétariat à la condition féminine du Québec, l’Institut national de recherche scientifique (INRS) et l’Observatoire jeunes et société.

Réalisations

Depuis sa fondation, l’Afeas s’implique activement pour améliorer les conditions de vie et de travail des femmes. Plusieurs dossiers ont mobilisé son attention. Voici quelques unes de ses principales réalisations.

Violence

Chaque année, du 25 novembre au 6 décembre, l’Afeas lance l’Opération Tendre la main sur tout le territoire québécois. Durant cette opération, des centaines de groupes Afeas organisent des activités symboliques pour sensibiliser la population au phénomène de la violence. L’Afeas revendique des mesures pour améliorer le traitement judiciaire des cas de violence et pour assurer des services et des programmes de prévention.

Travail invisible

La Journée nationale du travail invisible est une activité originale de l’Afeas qui a débuté en 2001 et qui se tient chaque année le premier mardi d’avril. Il s’agit d’une campagne d’éducation et d’action qui vise à faire reconnaître le travail non rémunéré, dit invisible, des parents auprès des enfants et des aidantes ou aidants auprès de leurs proches âgés, en perte d’autonomie, malades ou handicapés. Auparavant, à l’automne 1995, durant la 4e Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes qui se tenait en Chine, l’Afeas a obtenu que des mesures soient prises par les pays pour reconnaître le travail invisible qu’elles effectuent.

Sécurité de la vieillesse

À la fin des années ’90, l’Afeas a fait campagne pour empêcher le gouvernement fédéral de remplacer la Pension de sécurité de la vieillesse (calculée à partir du revenu individuel) par une «Prestation aux aînées et aînés», qui devait inclure, dans son calcul, le revenu des deux conjoints dans le couple. Cette mesure aurait privé des milliers de femmes de leur pension de sécurité de la vieillesse. Face à cette mobilisation massive, le gouvernement abandonne son projet de réforme.

Accès aux soins de santé

Au milieu des années ’90, alertée par les lacunes du système de santé, qui font que de nombreuses femmes deviennent, à toute fin pratique, des aidantes pour leurs proches, et ce, sans protection sociale, ni rémunération, l’Afeas s’est associée à des chercheuses universitaires pour enquêter sur les conséquences du virage ambulatoire pour les femmes. En 1998, le rapport de recherche «Qui donnera les soins? Les incidences du virage ambulatoire et des mesures d’économie sociale sur les femmes du Québec », est publié par Condition féminine Canada. En ce moment, l’Afeas poursuit son action pour améliorer la situation des proches aidantes.

Droit familial et divorce

Dans les années ’80, l’Afeas a participé activement à la réforme du Code civil québécois. La protection de la résidence familiale et la création d’un patrimoine familial constituent des gains importants obtenus par et pour les femmes dans le cadre de cette réforme. En 1998, le gouvernement québécois a redéfini les normes en matière de médiation lors d’un divorce. L’Afeas a insisté pour que cette médiation soit obligatoire dès la première rencontre des conjoints.

Statut des femmes collaboratrices

Après avoir mené une enquête sur les femmes qui contribuent, dans l’ombre, au succès d’une entreprise familiale appartenant à leur conjoint, l’Afeas a adopté des recommandations visant à leur garantir une meilleure reconnaissance sociale, financière et légale, au même titre que les autres travailleuses. Au début des années ’80, pour prendre la relève dans ce dossier est née sous l’égide de l’Afeas une nouvelle association, l’Association des femmes collaboratrices (ADFC) devenue plus tard l’Association des collaboratrices et partenaires en affaires (ACPA).

Par ailleurs, l’Afeas compte à son actif de nombreuses autres réalisations.