Du québécois dans mon cabas !
Écrit par Hélène Cornellier le Samedi 23 août 2008
Par Nicole Huberdeau
A l’Afeas, nous avons atteint notre objectif d’augmenter de 70% l’utilisation de sacs recyclables (cabas) pour nos achats. Le ¾ des membres ont donc appliqué ce changement. On peut constater que nos proches et la population en général ont emboîté le pas, eux-aussi, en les utilisant de plus en plus systématiquement. Bravo! Maintenant attardons-nous au contenu de notre cabas… D’où viennent les produits qui s’y trouvent? Du Québec? De chez nos voisins américains? D’encore plus loin?
L’achat local touche tous les domaines de la consommation alors, pour bien délimiter son champ d’action, l’Afeas cerne pour l’instant exclusivement l’agroalimentaire. De plus, selon les experts, les meilleures chances de succès de l’achat local relèvent justement de ce secteur. Alors mettons du québécois dans notre assiette!
Il y a une foule d’avantages à favoriser l’agriculture et la production de proximité. Premièrement, un produit périssable qui vient de moins loin est plus frais. Ensuite, c’est plus sécuritaire d’acheter localement en ces temps de vaches folles et de légumes contaminés. Finalement, cela contribue à la protection de l’environnement et au développement durable. Acheter québécois c’est gagnant de tous les côtés.
S’approvisionner directement chez les producteurs, visiter les marchés publics et diminuer le kilométrage parcouru par les produits sont de bonnes options pour donner un puissant souffle à l’achat local. Il faut que nos producteurs se réapproprient le marché qu’ils ont perdu aux mains des grandes chaînes qui veulent toujours être plus grosses, plus rentables sans trop d’égard quant à la provenance des aliments. De plus, à ma grande surprise, les produits de proximité ne coûtent pas forcément plus chers et sont tellement meilleurs.
Consommer québécois c’est pour toute la famille. Du nouveau-né à l’ainée en passant par l’ado, tous y trouvent leur compte. Même Mistigri et Fido peuvent croquer québécois! Une multitude d’entreprises de chez nous travaillent à nous offrir des produits de grande qualité et originaux qui sauront nous charmer; suffit de les goûter pour les adopter. Je suis convaincue que d’acheter localement nous permettra de découvrir des entreprises dont nous ignorions l’existence et aussi de faire la connaissance d’entrepreneures (eurs) passionnés.
Saviez-vous que?
Quelque 700 producteurs, partout au Québec, proposent soit une visite à la ferme, soit l’auto-cueillette ou des activités d’interprétation et d’animation.
Quand j’ai su que je pouvais contribuer à créer et consolider des milliers d’emplois chez nous en remplaçant, chaque semaine, seulement 20$ d’articles d’épicerie importés par la même valeur en produits québécois, je n’en revenais pas! Juste un petit 20$? Ça vaut vraiment la peine de lire les étiquettes et de comparer les provenances. Ce sera donc avec beaucoup de fierté que je québéciserai mon panier au maximum!
Le logo « Aliments du Québec » nous assure au premier coup d’œil que le produit est québécois de A à Z mais, malheureusement son utilisation est uniquement volontaire. Par ailleurs, sur les tablettes, on trouve aussi des aliments portant la mention «produit du Québec» mais qui sont en fait importés; seul la transformation et/ou l’emballage sont d’ici. Soyons vigilantes! À quand un étiquetage clair et obligatoire? On comprend l’urgence d’agir car c’est évident que les compagnies profitent de notre méconnaissance en la matière.
Soyons consommatrices averties, refusons les produits d’ailleurs surtout quand un équivalent québécois existe. Cela ne veut pas dire de sacrifier les ananas, les bananes, les agrumes, le café et les épices. Quand ça ne peut pas être produit ici, choisissons celui dont le pays d’origine est le moins éloigné et, ça va de soi, favorisons les produits équitables.
Les produits québécois, j’en fais mon choix et vous?
N’achetons rien sans savoir d’où ça vient! Relevons ce défi et bonne épicerie!


26 août 2008 at 9:19
Je trouve dommage que des internautes profitent de nos blogues pour faire la promotion de leur propre dossier. Quel est le rapport de SML parlant de ticket modérateur avec le sujet “Du québécois dans mon cabas”.
Je pense que vous ne favorisez pas votre cause en agissant ainsi car vous me donnez le goût de ne pas donner suite à vos demandes que j’aurais peut-être entérinées si je les avais vu à la bonne place dans un blogue parlant du financement des soins de santé.
Concernant le sujet de ce blogue je trouve que Mme Huberdeau a su nous donner un portrait complet et intéressant de l’achat local. Je tiens à la féliciter. Je suis en accord avec ces énoncés et je crois aussi qu’il nous faut penser local le plus possible si l’on veut contrer les effets pervers de la mondialisation.
Bravo encore une fois!
Alphie Gagnon
30 août 2008 at 11:44
Pour moi, l’achat local c’est commencé… Depuis 2 étés, j’achète un panier par semaine de produits d’une ferme locale et ce, pour 15 semaines. Cela permet au producteur de prévoir sa saison. Les produits sont frais et font beaucoup moins de kilomètrage ce qui est aussi sain pour l’environnement. Il ne reste que les achats d’usage courant dont il faut surveiller l’étiquette. Ce n’est pas grand chose comme changement, nous devrions toutes et tous le faire.
2 septembre 2008 at 10:54
Bonjour, madame Huberdeau,
Merci pour les infos sur l’achat local et Québecois, ici, il y a un petit marché public bio qui s’approvisionne chez les producteurs locaux et régionaux, je fais mes achats là, et je complète à l’épicerie en surveillant la provenance des produits, je choisis le Québec en premier et l’Ontario en 2ième, car on n’a pas tous les produits (fruits) en saison, mais on en a beaucoup, même encore des fraises!!!Bravo pour le blogue!
Ça va faire plus d’interactions!!!
P. S. il faut surveiller nos réactions en fonction des articles!!!
23 octobre 2008 at 1:14
Est-ce qu’il y a des gens qui me lisent? Difficile pour moi de le savoir parce que vous ne réagissez pas à mes propos! C’est triste parce que je me sens plus monologueuse que bloggeuse! Mon instinct me dit pourtant que vous aussi vous êtes sensibilisées à l’achat local et impliquées dans le projet de l’Afeas. Venez nous faire part de votre cheminement, des difficultés rencontrées et, pourquoi pas, de vos belles découvertes? C’est en s’entraidant et en partageant nos expériences qu’on réussira collectivement à prioriser “du Québécois dans mon cabas”!
27 octobre 2008 at 8:06
Depuis 2 ans que je fais des achats local, très bon pour avoir des produits frais et l’environnement. Il ne reste que les autres achats, il faut que je surveille les étiquettes et trouve la provenance des produits ce n’est pas une mince affaire, car les étiquettes ne m’aide pas du tout. Il me reste qu’ à surveiller les achats et les produits vraiment Québécois à nous de s’informer au marchand.