Être mère + être coupable

Écrit par Hélène Cornellier le Mardi 27 janvier 2009

Par Mariette Gilbert

Au cours des dernières semaines, plusieurs études annoncées m’ont laissée perplexe, agacée et même irritée. Je me suis demandée comment les mères actuelles se sentaient : épanouies malgré tout ou submergées par la culpabilité.

Parmi les nombreux thèmes qui circulent, je retiens que :
* le moindre verre de vin risque d’affecter le fœtus et en faire un enfant qui aura des troubles de comportements…
* la fumée de cigarettes peut causer des dommages irréversibles au fœtus…
* un environnement stressant peut affecter le fœtus…
* une mauvaise alimentation peut affecter le développement du cerveau du fœtus…
* ne pas allaiter prive l’enfant de produits essentiels à son développement…
* ne pas prendre son congé maternité va affecter le développement affectif de l’enfant…
* le sucre et les colorants alimentaires risquent d’en faire un enfant hyperactif…
Et bien d’autres.

Avec ce lavage de cerveau, si l’enfant connait certains problèmes de santé ou de comportement, les mères se demanderont où elles ont fait un manquement aux sacro-saints dogmes de la production d’enfants parfaits. Dans ces conditions, il faut une solide estime de soi pour être une mère épanouie. Pourtant, chaque enfant nait avec un bagage génétique précis, son petit caractère et une tonne d’imprévues en prime.

Chaque famille a sa dynamique particulière selon les personnalités de chacun de ses membres. Est-ce qu’on ne pourrait pas faire confiance aux mères et aux pères, qui sont des personnes adultes, pour gérer leur vie et celle de leur famille. Les épauler, oui. Leur faire la morale, non. Les culpabiliser, encore moins.

Je suis de la génération des “superwomen”, mais j’ai l’impression que « plus ça change, plus c’est pareil ». Qu’en pensez-vous? Que vivez-vous?

2 réponses à “Être mère + être coupable”

  1. Céline Duval dit :

    J’ai eu 4 fils très différents l’un de l’autre. Ça n’a pas toujours été facile mais que je suis donc fière de ce qu’ils sont devenus. Mon mari et moi y sommes pour quelque chose mais effectivement, chacun d’eux est arrivé avec son petit bagage. Il faut guider ces nouveaux venus dans notre monde, leur apprendre beaucoup de civilité et connaissances mais ils en font ce qu’ils veulent ou peuvent en faire. Chacun a trouvé sa voie et mène son chemin. Si l’un d’eux avait moins bien réussi, je n’en serais pas plus responsable que du succès de ses frères. Les parents ont besoin de soutien et d’encouragement dans cette belle mission qu’ils se sont donnée : élever des enfants.

  2. alphie gagnon dit :

    Incroyable mais vrai!

    J’ai bu un p’tit verre de vin de temps à autre lors de mes deux grossesses avec la bénédiction de mon médecin…

    J’ai allaité ma fille mais pas mon garçon et il a pourtant une constitution aussi solide qu’elle…

    Je pense que les jeunes femmes d’aujourd’hui sont assez intelligentes pour faire comme on a fait: en prendre et en laisser.

    Les temps changent, les méthodes changent, les courants de pensée se modifient mais le GROS BON SENS demeure toujours en place! Et cette denrée (le gros bon sens) n’est pas aussi rare qu’on pourrait le croire. Je le constate à chaque fois que je discute avec mes enfants.

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