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47ième congrès provincial: 300 femmes prennent la parole!

Dimanche soir, le 25 août,  300 femmes enthousiastes quittaient St-Jean-sur-Richelieu après avoir participé au 47e congrès annuel de l’Afeas. En plus d’apprécier le chaleureux accueil et les attraits touristiques de la région, ce fut un moment privilégié pour aborder des sujets importants pour l’avenir de la société québécoise: l’influence des femmes dans différents domaines, les droits des conjoints de fait, la cyberintimidation, la laïcité, l’égalité entre les femmes et les hommes, les ressources en santé mentale…

Des femmes influentes

Vendredi soir, lors d’un panel, la mairesse de Carignan, Louise Lavigne, de même que les conseillères de St-Jean-sur-Richelieu et de Lachine, Christiane Marcoux et Lise Poulin, partageaient généreusement leurs expériences en tant qu’élues au sein de conseils municipaux. Ce fut une occasion pour susciter l’intérêt des femmes à briguer les suffrages aux prochaines élections municipales, en novembre prochain.

Samedi soir, une autre femme influente, Caroline Fournier, vice-présidente ventes et administration d’une entreprise familiale, l’Imprimerie Ste-Julie, s’adressait aux congressistes pour témoigner de son cheminement personnel et de sa fierté de se retrouver à la tête d’une telle entreprise.

Droits des conjoints de fait

Aujourd’hui, au Québec, une forte proportion de gens vivent en union de fait. Malgré une croyance fort répandue, ils ne bénéficient pas des mêmes droits que les conjoints mariés. En fin de semaine, les membres de l’Afeas en ont profité pour réaffirmer leur intention de  réclamer des amendements au Code civil pour que les conjointes et conjoints de fait aient les mêmes droits et responsabilités que les gens mariés.

Cyberintimidation

Les cas de cyberintimidation se multiplient à un rythme effarant avec, dans certains cas, des conséquences dramatiques pour des jeunes qui se sentent dépourvus devant de telles attaques. En décembre 2012, dans le cadre de l’Opération Tendre la main, plusieurs Afeas locales demandaient à leurs municipalités de déclarer le 8 décembre Journée contre toute forme d’intimidation. Ce fut un geste déterminant pour unir les forces vives contre ce type de violence. En fin de semaine, les congressistes ont identifié d’autres moyens pour que la Charte québécoise des droits et libertés de la personne soit respectée. Cette Charte garantit aux enfants le droit à la protection, à la sécurité et à l’attention de leurs parents ou des personnes qui en tiennent lieu.

De nos jours, les parents ne peuvent pas contrôler l’accès qu’ont leurs jeunes aux médias sociaux qui, trop souvent, sont utilisés pour ridiculiser ou salir la réputation d’une personne. Ils ont besoin  d’aide. Les membres de l’Afeas réclament des campagnes publicitaires et des programmes de formation dans les écoles pour contrer ce phénomène de la cyberintimidation.

Laïcité

L’Afeas est intervenue à plusieurs reprises dans le dossier des accommodements raisonnables et de la laïcité. Cet automne, elle participera à la consultation que mènera le gouvernement sur une éventuelle charte des valeurs. En fin de semaine, dans le cadre d’un atelier thématique, les membres de l’Afeas en ont profité pour réaffirmer leurs positions dans ce dossier. L’Afeas considère que l’égalité entre les hommes et les femmes ne devrait jamais être compromise au nom de la liberté de religion et ou de la culture. Le Québec est un état laïc et toutes ses institutions devraient afficher clairement un tel caractère.

Égalité entre les femmes et les hommes

Être égaux ne veut pas dire être pareils! Les femmes ne veulent pas devenir des hommes, et vice-versa! L’égalité permet à chaque individu, les hommes autant que les femmes, de faire des choix et de développer leur plein potentiel, et ce, sans contraintes de genre ou de pressions sociales basées sur des stéréotypes. Au cours des prochains mois, l’Afeas poursuivra sa tournée à travers le Québec pour animer une série d’ateliers d’information, d’échange et de mobilisation intitulés L’égalité, ça m’inspire! Ces ateliers sont basés sur une approche positive de l’égalité, une approche “gagnantes/ gagnants”.

Santé mentale

La stigmatisation sociale associée aux troubles mentaux est un problème grandement répandu. Selon des prédictions, de 1990 à 2020, l’impact des maladies mentales et des troubles neurologiques augmentera de 40.5%. Une enquête de Statistique Canada démontre que seulement 32% des personnes atteintes consultent un professionnel de la santé. En 2020, la dépression pourrait devenir la deuxième cause d’invalidité, après les maladies cardio-vasculaires. Pour contrer cette tendance, l’Afeas veut davantage d’information et de sensibilisation sur la santé mentale. Elle souhaite que le modèle de la campagne de sensibilisation sur les maladies mentales de l’Institut Douglas de Montréal s’étende à tout le Québec.

Des prix et mentions spéciales

Dans le cadre de son congrès, l’Afeas a remis plusieurs prix. Mentionnons, entre autres:

∙     Le prix Azilda-Marchand remis à Afeas locale St-Félix-de-Kingsey pour son action intitulée Transport scolaire de la Commission scolaire des Chênes;

∙     Le prix Activités femmes d’ici, catégorie locale remis à l’Afeas locale de Pike River pour avoir organisé dans son milieu un cocktail dînatoire réunissant des femmes influentes dans leur milieu;

∙     Le prix Activités femmes d’ici, catégorie régionale remis à l’Afeas régionale Montréal-Laurentides-Outaouais pour la tenue d’un Salon des saveurs à Laval.

Nouveau Conseil exécutif

Avant de clore le congrès, les déléguées élisaient le Conseil exécutif de l’Afeas. Elles confient à nouveau le mandat de présidente provinciale de l’Afeas à une femme de la région Richelieu-Yamaska, Céline Duval. Les cinq autres membres du Conseil exécutif 2013-14 sont:

∙           Paula Provencher, 1ère vice-présidente (Centre-du-Québec)

∙           Madeleine Bourget, 2ème vice-présidente (Lanaudière)

∙           Christiane Denis, conseillère (St-Jean-Longueuil-Valleyfield)

∙           Jocelyne Rancourt, conseillère (Québec-Chaudière-Appalaches)

∙           Francesca Polito, conseillère (Lanaudière)

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