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La faute de la victime

Pour porter plainte au Conseil de Presse du Québec.

Un article publié le 28 mars dernier dans le Journal de Montréal et signé Yanick Poisson portait le titre de « Une présumée victime d’un viol collectif avait beaucoup consommé ».

 

On peut certainement se demander de quelle façon, tout à coup, il n’est plus question des trois hommes qui ont violé leur victime, mais plutôt de la consommation d’alcool de la victime. Parce que, rendons-nous à l’évidence… C’est bien de sa faute, si elle était soule, la pauvre… ! Le journal n’aurait jamais dû mettre un titre dont l’emphase prône la culpabilité de la victime d’agression. Il s’agit d’un préjudice grave qui devrait être vivement dénoncé.

 

Est-ce que le fait d’avoir consommé de l’alcool constitue le crime ? Non. Est-ce que ce soi-disant journaliste devrait revoir sa façon d’écrire ? Oui. Les mots, et vous devriez le savoir, cher M. Poisson, ont un impact MAJEUR. On peut imaginer que c’est pour cette raison que vous avez choisi votre métier, d’ailleurs…?

 

La force des mots, mon cher.

 

Pour porter plainte au Conseil de Presse du Québec, cliquez ici.

 

Depuis la parution de l’article, le titre en ligne a été modifié.

 

 

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