SERVICES AUX MEMBRES

La santé maternelle et infantile commence bien avant la naissance.

Le Gouvernement Harper refuse d’inclure l’avortement dans les services de planification familiale pour les femmes en pays en voie de développement (initiative du G8). Cette décision idéologique aura des conséquences néfastes sur la santé des mères et des enfants de ces pays, souvent très démunies, car ce sont surtout elles qui ont besoin des services publics. Les femmes de ces pays ont besoin de notre appui.

La santé maternelle et infantile ne se joue pas uniquement au moment de la naissance des enfants. En fait, cela se joue dès le moment où une femme envisage d’avoir ou non un enfant. Ainsi, des services de planification familiale, incluant l’accès à la contraception et à l’avortement, sont incontournables dans toute stratégie visant une meilleure santé maternelle et infantile. Il ne devrait pas être question pour le Canada de ne pas financer des services d’avortement sous le prétexte qu’il ne veut pas soulever cette discussion dans les pays en voie de développement. Si l’intention du Canada est d’aider les femmes de ces pays, il doit répondre aux besoins exprimés par les femmes des pays à qui il vient en aide car elles savent mieux que nous ce dont elles ont besoin.

Dès 1982, l’Afeas a adopté une position à l’effet que ce sont les femmes qui doivent faire les choix qui les concernent en matière de planification familiale, incluant l’avortement.

En conséquence, l’Afeas invite ses membres et l’ensemble de la population à dire «OUI» à la question du sondage du Globe & Mail : « Est-ce que vous pensez que le Canada devrait financer les services d’avortement dans le cadre de son initiative au G8 afin d’améliorer la santé des mères dans les pays pauvres ? ».

À titre d’information, écoutez un extrait de l’entrevue avec Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la femme, fait par Anne-Marie Dussault à 24 heures en 60 minutes (RDI – lundi 3 mai 2010, 2e partie). Elle y parle de la situation des femmes au Congo, dont beaucoup sont victimes de viols collectifs. Pour madame Pelchat, il est impensable que le Canada maintienne sa décision de ne pas financer l’avortement. «C’est très inquiétant. C’est inacceptable. Le Canada dit que l’avortement ne fait pas partie du planning familial mais la Cour suprême du Canada a dit, en 1988, que l’avortement est un droit pour les femmes.»

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