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L’Afeas en faveur d’un registre des armes à feu

Le contrôle des armes sauve des vies-2

Depuis plusieurs années, l’Afeas réclame un registre des armes à feu. Le premier ministre Philippe Couillard se dit favorable à l’établissement d’un tel registre au Québec. Cependant, plusieurs voix s’élèvent contre ce projet de loi. L’Afeas désire réitérer son appui au gouvernement québécois.  

La sécurité des femmes : un enjeu majeur

Le registre des armes à feu a un impact sur la sécurité des femmes et la violence. Cet enjeu, nous le portons le plus haut et fort possible.

 

Mettre fin à la violence faite envers les femmes et les enfants et prévenir les tragédies, comme Polytechnique et Dawson au Québec, requièrent plus que le port d’un ruban blanc le 6 décembre de chaque année. Cela exige des gestes concrets jour après jour.

— Extrait du mémoire présenté au Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) en 2010 par l’Afeas

 

Quelques faits…

— Lorsque des femmes sont tuées par leurs conjoints utilisant une arme, cette arme est une arme d’épaule dans 72 % des cas. Depuis 1991, année où le contrôle sur les toutes les armes fut introduit, les homicides conjugaux par fusils et carabines ont baissé de 69 %.

— La violence envers les femmes a lieu autant sur les territoires ruraux que dans les centres urbains. Par contre, ce sont les femmes qui habitent en région et dans le Nord qui sont les plus à risque d’être victimes de violence par armes à feu, à cause de la prévalence des armes à feu dans ces régions. Nos sœurs autochtones en sont victimes trop souvent.

ONU Femmes rappelle que les pays qui ne réglementent pas suffisamment les armes à feu manquent à leurs obligations en vertu de la loi internationale.

(Source : Coalition pour le contrôle des armes)

 

Loi sur l’immatriculation des armes à feu   

Le projet de loi 64, ou Loi sur l’immatriculation des armes à feu, a été déposé le 3 décembre 2015 par le ministre suppléant de la Sécurité publique, Pierre Moreau. Il prévoit que toute arme à feu soit immatriculée et ainsi enregistrée dans un fichier central tenu par le gouvernement. Le projet de loi 64 prévoit aussi le burinage des armes. Une personne qui ne se soumettrait pas à la loi s’expose à des amendes variant de 500 à 5000 $.

 

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