SERVICES AUX MEMBRES

L’Afeas pour une enquête indépendante MAINTENANT!

Bianka Moushoun, Priscillia Papatie, Angela King ont fait preuve de grande bravoure en dénonçant des policiers de la Sûreté du Québec.
PHOTO : ICI RADIO-CANADA, http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/745646/femmes-autochtones-surete-du-quebec-sq-allegations-val-dor

Bianka Moushoun, Priscillia Papatie, Angela King ont fait preuve de grande bravoure en dénonçant des policiers de la Sûreté du Québec.
PHOTO : ICI RADIO-CANADA, http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/745646/femmes-autochtones-surete-du-quebec-sq-allegations-val-dor

LAfeas en faveur dune enquête indépendante sur les allégations dagressions sexuelles et de voies de fait déposées par des femmes autochtones de Val-dOr.

 

À la suite de l’annonce des conclusions de l’enquête du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), l’Afeas souligne que « nos membres sont de tout cœur avec les femmes autochtones et leurs familles ; nous partageons leur peine et leur colère. Nous demandons que le Gouvernement du Québec trouve des solutions MAINTENANT pour que ces femmes courageuses reçoivent justice, une justice en accord avec leurs coutumes et reconnaissant ce qu’elles ont vécu et vivent encore. Nous demandons des solutions rapides pour recréer un climat de confiance entre les communautés autochtones, de Val-d’Or et d’ailleurs, et la population du Québec et ses institutions. »

 

Bien que le Gouvernement reconnaisse qu’il faille aller plus loin, mais en s’en remettant à la Commission d’enquête fédérale à venir, l’Afeas réagit à la décision du DPCP et réitère la position qu’elle tient depuis 2015 : « nous sommes pour une enquête indépendante ».

 

Rappelons que le vendredi 18 novembre, le DPCP annonçait qu’il ne portera pas d’accusations contre les 6 policiers de Val-d’Or, une seule contre un policier de Schefferville. Cette annonce concluait l’enquête initiée à la suite des allégations d’agressions physiques et sexuelles à l’endroit de plusieurs femmes autochtones. Bien que dans la plupart des cas, les 35 cas où il n’y a pas d’accusation, les victimes n’ayant pu vraiment identifier les agresseurs, le DPCP a précisé que « Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’accusations qu’il n’y a pas d’agressions. Les gens peuvent sentir une injustice et c’est normal ».

 

Alors tout est dit. Tout en respectant le travail du DPCP, pour l’Afeas, il convient certainement de se demander si la justice est adaptée à la réalité de nos peuples, particulièrement celle des communautés autochtones. La réponse semble évidente : non. La confiance du peuple québécois et particulièrement de celle des femmes autochtones envers les autorités policières sera extrêmement difficile à regagner.

 

Pour l’Afeas, nous croyons que les filles et les femmes autochtones victimes de violence et d’agressions sexuelles vivent des réalités spécifiques qui semblent incomprises par les policiers travaillant sur le territoire. Nous croyons fermement qu’elles ont besoin de services adaptés. Des interventions plus transparentes, de la tolérance, du respect et une compréhension des enjeux de ces femmes sont nécessaires de la part des policiers. Lorsque des interventions ont lieu auprès de femmes autochtones, des intervenants spécialisés doivent accompagner les agents pour les sensibiliser à cette réalité différente.

L’Afeas continue de soutenir les filles et les femmes autochtones. Avec elles et pour elles, nous ne laisserons pas la peur et l’incompréhension gagner.

 

Pour réécouter les témoignages touchants de Bianka Moushoun, Priscillia Papatie et Angela King, cliquez ici. 

 

 

 

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