L’Afeas réclame une Journée nationale du travail invisible

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Montréal, 29 mars 2018 – L’année 2018 marque la 18e édition de la Journée du travail invisible. À la lumière des deux projets de loi lancés par le gouvernement (le projet de loi n°176, Loi modifiant la Loi sur les normes du travail et d’autres dispositions législatives afin principalement de faciliter la conciliation famille-travail, et le projet loi n°174, Loi visant principalement à assouplir le régime d’assurance parentale afin de favoriser une meilleure conciliation travail-famille), l’Afeas (Association féminine d’éducation et d’action sociale) réitère son désir de faire du premier mardi d’avril la Journée nationale du travail invisible.

Selon l’organisation qui compte 8000 membres à travers la province de Québec, une seule journée dans l’année, c’est bien peu pour mettre en lumière le travail invisible qui concerne pourtant des centaines de millions de personnes dans le monde et qui génère des milliards de dollars pas si invisibles que ça. « Imaginons que toutes les mères et les aidantes prennent trois jours de « congé” en même temps. Comment s’organiseraient les garderies, les centres de services sociaux ou les centres de jour s’ils prenaient la relève? » se questionne Hélène Tremblay, présidente provinciale de l’Afeas. Selon statistique Canada, ce sont le ¼ des Canadiennes et des Canadiens qui sont des aidants.

 

Pour en finir avec l’invisibilité et la pauvreté

La non-reconnaissance économique et sociale du travail invisible effectué surtout par les femmes dans la famille crée un fossé économique persistant entre les femmes et les hommes. C’est injuste, inéquitable et discriminatoire puisqu’on continue à occulter l’apport économique des femmes à la société. (Afeas, Mémoire sur l’égalité, 2005, p.12)

La reconnaissance de la valeur du travail invisible permet de valoriser les personnes qui l’accomplissent, généralement des femmes comme mères et aidantes.

 

Historique

L’Afeas a créé, en 2001, la Journée du travail invisible qui se tient chaque année le premier mardi d’avril. C’est une occasion de se mobiliser pour l’avenir des femmes.

Cette journée de sensibilisation permet de porter à l’attention de la population et des décideuses et décideurs l’importance du travail invisible et la pertinence de politiques et de mesures pour soutenir les parents et les aidantes et les aidants.

En 2010, à l’initiative de la députée Nicole Demers, la Chambre des communes a adopté à l’unanimité une motion créant la Journée annuelle du travail invisible. À défaut d’être reconnu formellement comme une journée nationale par les gouvernements, chaque 1er mardi d’avril, continuons de souligner le travail invisible des mères et des aidantes.

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