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Le travail invisible, ça compte, et ça se compte!

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Saviez-vous que c’est l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) qui a élaboré, il y a plus de 40 ans, le concept de travail invisible? Oui, déjà à cette époque (lors de la Commission Bird à Ottawa), nous tentions de faire apparaître le travail non rémunéré réalisé dans l’espace public. Le plus souvent, ce sont les femmes qui travaillent pour la famille; tâches ménagères, éducation des enfants, soin aux personnes, travail dans l’entreprise familiale, etc. Ce travail est, malheureusement, la plupart du temps ignoré, non comptabilisé. Rappelons que l’ONU, en 1995, évaluait à 11 000 milliards de dollars américains la valeur du travail invisible et non rémunéré des femmes à l’échelle mondiale.

 

Le recensement 2016 est à nos portes

« Les renseignements qu’on en tire sont importants pour toutes les collectivités et sont déterminants dans la planification de services tels que les écoles, les garderies, les logements, les services de police, la protection contre les incendies, les routes, le transport en commun et la formation professionnelle en vue d’un emploi. » (Gouvernement du Canada, Rcensement 2016, p. 2)

 

Question « invisible » sur les activités à la maison

Depuis 1985, l’Afeas poursuit plus activement sa mobilisation pour la reconnaissance du travail non rémunéré, dit « invisible », effectué auprès de la famille et de la communauté. Sa présence aux conférences internationales sur les femmes à Nairobi (1985), à Beijing (1995) et Beijing+5 (2000) lui ont permis de suivre les recommandations adoptées sur ce dossier par les pays participants, dont le Canada.

 

Lors des recensements 2001 et 2006, la question 33 sur les activités à la maison a fourni des renseignements détaillés sur le temps consacré aux travaux ménagers, aux soins des enfants et des personnes âgées. Ces données permettent d’aborder la question des défis que les travailleuses et travailleurs rémunérés, les étudiantes et étudiants, tout comme les travailleuses et travailleurs à la maison, doivent relever pour équilibrer responsabilités familiales et sociales, travail et études.

 

Malheureusement, la question 33 a été supprimée lors du recensement 2011 et n’a pas été reprise pour le recensement de mai 2016.

 

Pour rappeler au Gouvernement fédéral son engagement à mesurer et à évaluer le travail non rémunéré effectué par les Canadiennes et les Canadiens, l’Afeas suggère de compléter la question « invisible » ci-jointe et la retourner avec votre formulaire du recensement (court ou long) dûment rempli.

Téléchargez et imprimez le document en cliquant ici.

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