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Le travail invisible, ça compte!

Fanion campagne travail inv

L’année 2016 marque la 16e édition de la Journée nationale du travail invisible. Une seule journée dans l’année, c’est bien peu pour mettre en lumière le travail invisible qui concerne pourtant des centaines de millions de personnes dans le monde et qui génère des milliards de dollars pas si invisibles que ça.

Depuis 50 ans, l’Afeas défend la reconnaissance du travail des femmes (et des hommes) au sein de la famille, qu’elles soient sur le marché de l’emploi ou non.

Imaginons que toutes les mères et les aidantes prennent trois jours de « congé » en même temps. Comment s’organiseraient les garderies, les centres de services sociaux ou les centres de jour s’ils prenaient la relève?

En 1992, Statistique Canada estimait entre 235 et 374 milliards de dollars la valeur annuelle du travail non rémunéré, incluant le bénévolat, soit entre 34,0 % et 54,2 % du Produit intérieur brut (PIB).

(Statistique Canada, 1995)

 

Pour en finir avec l’invisibilité et la pauvreté

La non-reconnaissance économique et sociale du travail invisible effectué surtout par les femmes dans la famille crée un fossé économique persistant entre les femmes et les hommes. C’est injuste, inéquitable et discriminatoire puisqu’on continue à occulter l’apport économique des femmes à la société.

(Afeas, Mémoire sur l’égalité, 2005, p.12)

Il faut poursuivre la sensibilisation et la mobilisation pour que le travail fait par les femmes au sein de leur famille ne rime plus avec invisibilité ni avec pauvreté. La reconnaissance de la valeur du travail invisible permet de valoriser les personnes qui l’accomplissent, généralement des femmes comme mères et aidantes.

Les données provenant de Statistique Canada permettent au gouvernement du Canada et du Québec ou des autres provinces canadiennes de mettre en place des politiques et des programmes pour les parents et les aidantes et aidants. Que ce soit des prestations financières, des crédits d’impôt remboursables, des mesures de conciliation famille-travail-études ou des services de santé à domicile, ces mesures et ces programmes contribuent à améliorer le statut des femmes, premières responsables du travail invisible, à assurer leur autonomie sociale et financière.

 

Statistiques Canada

Avec le retour du formulaire long du recensement en mai prochain, l’Afeas souhaite :

  1. que la question portant sur le travail invisible auprès des enfants et des proches en perte d’autonomie soit incluse;
  2. qu’une enquête nationale soit entreprise pour avoir la valeur actuelle du travail invisible, puisque la dernière enquête date de 1992.

 

Activités

Rappelons que plusieurs activités sont organisées par l’Afeas, dont un diner-conférence sur le thème de « L’importance du pilier collectif dans une société équilibrée » par M. Jean-Martin Aussant, directeur général du Chantier de l’économie sociale. Cette conférence est organisée par l’Afeas de Laval. Pour informations et inscriptions : 514-388-2089 ou 450-972-7976.

Pour toutes les activités de l’Afeas, cliquez ici.

 

Historique

L’Afeas a créé, en 2001, la Journée du travail invisible qui se tient chaque année le premier mardi d’avril. Elle est une occasion de se mobiliser pour l’avenir des femmes.

Cette journée de sensibilisation permet de porter à l’attention de la population et des décideuses et décideurs l’importance du travail invisible et la pertinence de politiques et de mesures pour soutenir les parents et les aidantes et les aidants.

Depuis 2010, cette Journée du travail invisible est devenue nationale. En effet, à l’initiative de la députée Nicole Demers, la Chambre des communes a adopté à l’unanimité une motion créant la Journée annuelle du travail invisible.

À défaut d’être reconnu formellement par les gouvernements, chaque 1er mardi d’avril, continuons de souligner le travail invisible des mères et des aidantes.

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