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Réponse à Lise Thériault, qui ne se dit pas féministe

Journée de la femme-3

L’actuelle ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, ne se dit pas féministe. Suite à ces propos, l’Afeas désire réagir.

 

Le féminisme prône l’égalité entre les femmes et les hommes. Il est alarmant de penser que notre ministre de la Condition féminine possède une si grande méconnaissance du mouvement féministe, de son histoire, du travail accompli et du rôle important qu’il a joué et qu’il continue de jouer en 2016 pour assurer l’égalité effective pour toutes les femmes. Sans le mouvement féministe, on ne pourrait pas dire « Let’s go, j’y vais! ».

 

Le rôle du gouvernement

Le rôle du gouvernement est de mettre en place dans sa vision politique, économique et sociale, une vision dont l’objectif est d’éliminer les barrières systémiques qui empêchent la participation pleine et entière de toutes les femmes. Mettre quelques femmes dans des postes de commande, dire aux femmes « toi aussi, tu le peux » et rejeter du revers de la  main les analyses féministes en prétendant que les politiques économiques sont neutres et technocratiques, ce n’est pas abattre des barrières. C’est être en faveur du statu quo, c’est laisser les inégalités se creuser, c’est nier les droits des femmes.

- Extrait du texte Nous travaillons à l’attente de l’égalité pour toutes les femmes, et vous, Madame la Ministre? de la Fédération des femmes du Québec. 

 

100 ans d’histoire féministe

Si d’autres femmes, des féministes, il y a cent ans, ont exigé le droit de vote, c’est parce que des mères et des pères ont élevé leurs filles en féministes. Elles ont revendiqué et exigé l’égalité, heureusement pour nous et pour vous, Madame la Ministre.

 

En 2016

Le féminisme est loin d’être dépassé. Les récents cas d’exploitation sexuelle des jeunes ou les conditions de vie des femmes autochtones nous le rappellent. Un jugement remettrait en cause le fait que le mariage religieux soit aussi un mariage civil où les époux sont soumis à diverses obligations, dont celle du patrimoine. La cause en appel devrait être entendue ces jours-ci. Comme quoi les droits des femmes ne sont jamais des acquis.

 

Opposer « égalité » et « féminisme », c’est nier l’importance des luttes qui ont été menées de mille et une façons depuis 100 ans, et nier l’importance des luttes qui reste à faire.

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