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Opération Tendre la main 2016 : parce que les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des femmes

27 ans après le massacre de l’École Polytechnique 1 054 des femmes et enfants tués par des hommes en tant qu'hommes ou pas des inconnus au Québec, depuis le 6 décembre 1989

La violence envers les femmes et les filles concerne tout le monde. La violence n’est pas que physique, mais aussi psychologique, verbale, sexuelle et économique. Chaque année, l’Afeas tient une campagne de sensibilisation contre la violence : L’Opération Tendre la main.

Qu’est-ce que l’Opération Tendre la main?
Du 25 novembre au 6 décembre, les membres organisent des activités publiques à travers le Québec. Durant cette opération, les groupes locaux de l’Afeas organisent des activités visant à sensibiliser la population à la violence. Les Québécoises et les Québécois sont invités, à cette occasion, à porter le ruban blanc en forme de « V » inversé pour dire non à la violence.

Pourquoi cette opération est-elle encore pertinente en 2016?
Dans le tollé des conclusions de l’enquête du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), l’Afeas continue de s’insurger contre la violence et l’intimidation.

La violence est un obstacle à l’égalité. Encore aujourd’hui, la violence est majoritairement perpétrée par les hommes envers les femmes, malheureusement souvent des proches. Le manque de ressources n’aide pas le problème.

Dans la population âgée de 18 à 29 ans, 7 138 cas de violence conjugale ont été déclarés en 2013. Les femmes constituent 83,59 % des victimes de crimes commis dans un contexte conjugal. Dès leur jeune âge, que ce soit dans un contexte familial ou non, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être agressées sexuellement.
– Portrait des Québécoises en 8 temps, édition 2016, Conseil du statut de la femme

Selon une enquête menée auprès d’élèves du secondaire, une fille sur cinq rapporte au moins un épisode de violence sexuelle  de la part de son partenaire amoureux (le rapport est de 1 sur 15 pour les garçons).
– Mémoire sur la violence contre les jeunes femmes et les filles, 2016. Conseil du statut de la femme

Les statistiques démontrent que 86% des agresseurs sont des membres de la famille. Comment alors dénoncer le mari ou l’enfant chéri? Comment croire que ces personnes que vous aimez, que vous avez élevées, aidées une grande partie de votre vie vous veulent du mal?
– www.canalvie.com. La violence envers les ainés

 

Quoi faire?

Toujours dénoncer, continuer à porter et à publiciser le ruban blanc, intervenir auprès des instances gouvernementales. Mais aussi, parler à nos enfants, leur inculquer l’importance de la gentillesse et de la décence dans nos rapports avec les autres. Aider nos voisines et amies si on pense qu’elle sont victimes de violence ou d’intimidation, les informer sur les ressources du milieu, les soutenir dans leurs démarches selon leurs besoins.

Et surtout, agir. Ne pas rester indifférents devant des paroles ou des gestes abusifs. Surveiller les personnes vieillissantes autour de nous que ce soit un parent ou une voisine. Écoutons-les afin de déceler ce qu’elles tentent de nous cacher. Et n’hésitons pas à dénoncer la violence ou l’intimidation dont nous sommes témoins. C’est notre responsabilité.

L’Afeas invite la population à réfléchir, collectivement, au phénomène de la violence, d’où qu’elle provienne et peu importe contre qui elle est dirigée. Le silence est un ennemi.

 

27 ans après le massacre de l’École Polytechnique : 1 054 des femmes et enfants tués par des hommes en tant qu'hommes ou pas des inconnus au Québec, depuis le 6 décembre 1989

27 ans après le massacre de l’École Polytechnique : 1 054 des femmes et enfants tués par des hommes en tant qu’hommes ou pas des inconnus au Québec, depuis le 6 décembre 1989

 

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