SERVICES AUX MEMBRES

PL-C391, abrogeant l’enregistrement des carabines et fusils de chasse : L’Afeas se mobilise CONTRE une fois de plus.

Avec le début de la nouvelle session parlementaire fédérale (3 mars 2010), le Comité permanent de la sécurité publique et nationale, chargé d’étudier le projet de loi privé C-391, établira le calendrier des audiences pour entendre les mémoires des différentes organisations et même d’individus en faveur ou opposés à ce projet de loi.

L’étude des mémoires par le Comité et le vote au Parlement qui suivra, sont importantes. Il faut que les parlementaires, à tout le moins tous ceux de l’opposition (Parti libéral du Canada, Nouveau Parti démocratique, Bloc québécois) votent TOUTES et TOUS contre le projet de loi C-391 en 3e lecture.

En effet, comment pouvons-nous, d’un côté, souligner le 20e anniversaire de Polytechnique et, de l’autre, entreprendre le démantèlement du Registre canadien des armes à feu qui a vu le jour à la suite de cette tuerie sans précédent? Peut-on mettre en balance la sécurité des Canadiennes, et des Canadiens, et le fait d’avoir l’obligation d’enregistrer ses armes, toutes ses armes à feu?

Pour l’Afeas, membre de la Coalition pour le contrôle des armes à feu, il est IMPÉRATIF que tous les partis d’opposition obligent leurs députées et députés à voter CONTRE ce projet de loi, À MOINS QUE le Premier ministre Harper ne s’engage personnellement à le faire retirer des travaux parlementaires, et ce, dès maintenant.

Pas de vote libre sur une telle question! C’est une question de vie ou de mort pour plusieurs femmes et enfants canadiens et québécois.

C’est le message que les chefs de partis d’opposition doivent comprendre. Le Bloc québécois s’est déjà engagé à tenir un vote de parti sur cette question : un vote CONTRE. Cependant, les chefs du Parti libéral du Canada et du Nouveau parti démocratique disent laisser à leurs parlementaires le choix de voter selon leur conscience ou la volonté de leurs électeurs. Par ailleurs, certains députés disent que les seuls commentaires qu’ils ont reçus à ce jour, sont ceux des lobbies favorables au projet de loi C-391, telles que les associations de chasseurs.

Notre mobilisation PEUT faire la différence.

En septembre 2006, les 9 mars, 13 mai et 4 novembre 2009, l’Afeas a réitéré au Premier ministre du Canada, le Très honorable Stephen Harper, son opposition au démantèlement du Registre des armes à feu ou d’une de ses parties. Il est moins une ! Reprenons la mobilisation toutes ensembles et avec les personnes de notre milieu.

Comme électrices, laissons savoir à nos députés que c’est inacceptable. Laissons savoir à nos députés que nous ne pouvons être favorables à ce projet de loi. Ne l’oubliez pas, notre vote comme femme compte et peut faire toute la différence.

Par le passé, l’Afeas, grâce à la force du réseau de ses membres et de leurs sympathisants, a permis l’adoption de lois proactives pour les femmes et le rejet de mesures qui leur sont défavorables. Nous vous invitons à vous mobiliser, chacune des membres, chacune des Afeas locales et régionales. Rencontrez votre députée ou député en personne, téléphonez à son bureau, envoyez une télécopie ou un courriel. TOUTES et TOUS les députés doivent être rejoints quel que soit leur parti politique.

Posséder une arme à feu n’est pas un droit mais un privilège comme celui de conduire une auto.

L’argument des chasseurs et des agriculteurs est faible. En effet, les chasseurs et les agriculteurs  peuvent posséder des armes longues (carabines et fusils d’épaule). La Loi sur le contrôle des armes à feu les obligent seulement à les enregistrer, à enregistrer toutes leurs armes.

Rappelons que cet enregistrement est GRATUIT et se fait UNE FOIS SEULEMENT. Cet enregistrement permet aux corps policiers de savoir qui possède une arme et de quel type d’arme, ce qui permet de sauver des vies. En fait, les policiers à travers le Canada consulte plus de 10 000 fois par jour le Registre. Son utilisation les aide lors d’interventions violentes, donc plusieurs pour violence conjugale ou familiale. C’est pourquoi, l’ensemble des corps policiers du Québec et du Canada s’oppose au projet de loi C-391, tout comme l’Assemblée nationale du Québec et la Ville de Montréal pour ne nommer que quelques-uns des opposants.

Que diront les détracteurs actuels du Registre des armes à feu le jour où une femme ou un enfant de leur famille sera tué par une arme à feu? Exigeront-ils un contrôle plus strict? Mais il sera trop tard!

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