RÉALISATIONS

Depuis sa fondation, l’Afeas s’implique activement pour améliorer les conditions de vie et de travail des femmes. Plusieurs dossiers ont mobilisé son attention. Voici quelques-unes de ses principales réalisations.

TRAVAIL INVISIBLE

La Journée nationale du travail invisible est une activité originale de l’Afeas qui a débuté en 2001 et qui se tient chaque année le premier mardi d’avril. Il s’agit d’une campagne d’éducation et d’action qui vise à faire reconnaitre le travail non rémunéré, dit invisible, des parents auprès des enfants et des aidantes ou aidants auprès de leurs proches âgés, en perte d’autonomie, malades ou handicapés. Auparavant, à l’automne 1995, durant la 4e Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes qui se tenait en Chine, l’Afeas a obtenu que des mesures soient prises par les pays pour reconnaitre le travail invisible qu’elles effectuent.

VIOLENCE

Chaque année, du 25 novembre au 6 décembre, l’Afeas lance l’Opération Tendre la main sur tout le territoire québécois. Durant cette opération, des centaines de groupes Afeas organisent des activités symboliques pour sensibiliser la population au phénomène de la violence. L’Afeas revendique des mesures pour améliorer le traitement judiciaire des cas de violence et pour assurer des services et des programmes de prévention.

SÉCURITÉ DE LA VIEILLESSE

À la fin des années 90, l’Afeas a fait campagne pour empêcher le gouvernement fédéral de remplacer la Pension de sécurité de la vieillesse (calculée à partir du revenu individuel) par une « Prestation aux ainées et ainés », qui devait inclure, dans son calcul, le revenu des deux conjoints dans le couple. Cette mesure aurait privé des milliers de femmes de leur pension de sécurité de la vieillesse. Face à cette mobilisation massive, le gouvernement abandonne son projet de réforme.

ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ

Au milieu des années 1990, alertée par les lacunes du système de santé qui font que de nombreuses femmes deviennent, au bout du compte, des aidantes pour leurs proches, et ce, sans protection sociale ni rémunération, l’Afeas s’est associée à des chercheuses universitaires pour enquêter sur les conséquences du virage ambulatoire pour les femmes. En 1998, le rapport de recherche Qui donnera les soins ? Les incidences du virage ambulatoire et des mesures d’économie sociale sur les femmes du Québec est publié par Condition féminine Canada. En ce moment, l’Afeas poursuit son action pour améliorer la situation des proches aidantes.

DROIT FAMILIAL ET DIVORCE

Dans les années 1980, l’Afeas a participé activement à la réforme du Code civil québécois. La protection de la résidence familiale et la création d’un patrimoine familial constituent des gains importants obtenus par et pour les femmes dans le cadre de cette réforme. En 1998, le gouvernement québécois a redéfini les normes en matière de médiation lors d’un divorce. L’Afeas a insisté pour que cette médiation soit obligatoire dès la première rencontre des conjoints.

STATUT DES FEMMES COLLABORATRICES

Après avoir mené une enquête sur les femmes qui contribuent, dans l’ombre, au succès d’une entreprise familiale appartenant à leur conjoint, l’Afeas a adopté des recommandations visant à leur garantir une meilleure reconnaissance sociale, financière et légale, au même titre que les autres travailleuses. Au début des années 80 est née une nouvelle association pour prendre la relève dans ce dossier sous l’égide de l’Afeas : l’Association des femmes collaboratrices (ADFC) devenue plus tard l’Association des collaboratrices et partenaires en affaires (ACPA).

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